Algérie -- présse -- politique
Daho Ould Kablia en tête
des 15 premières personnalités les plus influentes en Algérie
désignées par almanach-dz de Belkacem Ahcene-Djaballah
Tizi-ouzou, 27 décembre 2011 - Le ministre de l’Intérieur
et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, a été
désigné en tête des 15 premières personnalités
les plus influentes en Algérie par le site almanach-dz de l’universitaire
Belkacem Ahcene-Djaballah.
Il a été désigné surtout
pour »son poste de Président de « l’Association
des Anciens du Malg » (ministère de l’Armement et des liaisons
générales au sein du GPRA durant la guerre de libération
nationale ) , depuis de très longues années »,
précise la même source.
Le choix de la liste, qui est passée de 10
à 15 personnalités pour sa 3ème année d’existence,
»s’est fait sur la base d’une observation continuelle tout au long
de l’année , avec, en parallèle, la récolte
, non encore très formalisée, d’avis et d’opinions , tout
particulièrement dans les milieux de l’enseignement universitaire
et de la presse », a expliqué M .Belkacem Ahcene-Djaballah
dans un courriel reçu à kabylienews@yahoo.fr.
Derrière M. Ould Kablia suivent Abdelkader
Bensalah, le président du Conseil de la nation, Brahimi Lakhdar,
Conseiller spécial du Sg de l’Onu et ancien diplomate algérien,
Cheikh Tahar Ait Aldjat, personnalité religieuse, Ahlam Mostaghanemi,
écrivaine, le rappeur Lotfi Double Canon, Annie Steiner, Moudjahida
et poétesse, Reda Hamiani, président du Forum des chefs
d’entreprises (FCE), Babès Mohamed Seghir, président du Conseil
national économique et social (Cnes), Aourag Hafid, haut fonctionnaire
au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique, Hamidechi Boubekeur, journaliste à El Watan, Asma
Guenifi, secrétaire générale de l’association Ni Putes
Ni Soumises (NPNS), Djabi Nacer, universitaire, Kerbadj Mahfoudh, dirigeant
sportif et Slimane Benaissa, homme de théâtre.(BMS)
Belkacemi Mohand Said - 0772.13.88.88
- kabylienews@yahoo.fr
Voici le texte complet
ALGERIE : VIP 2011
Pour
la troisième année consécutive, le site www.almanach-dz.com
présente sa liste des personnalités les plus influentes (Very
influent personalities) . Durant les deux années précédentes,
la liste avait sacrifié aux canons habituels en se limitant à
un Top ten . A partir de cette année, il s’agira d’un TOP 15.
Le choix se porte non
sur des personnalités occupant des postes de décideurs, mais
sur des personnalités qui, tenant compte de leurnotoriété,
position, fonction et actions ont un « pouvoir » d’influence
sur tout ou parties de la société
Le choix s’est fait sur la
base d’une observation continuelle tout au long de l’année , avec,
en parallèle, la récolte , non encore très formalisée,
d’avis et d’opinions , tout particulièrement dans les milieux de
l’enseignement universitaire et de la presse.
Belkacem Ahcene-Djaballah
1/ Daho Ould Kablia (Vie politique - Ministre) :
78 ans, diplômé de droit , après avoir
été très longtemps secrétaire général
du ministère de l’Intérieur puis wali (Mostaganem, Tiaret,
Tlemcen, Oran, Skikda, Alger), sénateur, ministre délégué
à partir de 2001, il est ministre de l’Intérieur et des Collectivités
locales depuis mai 2010…mais , c’est, surtout, son poste de Président
de « l’Association des Anciens du Malg » (ministère
de l’Armement et des liaisons générales au sein du GPRA durant
la guerre de libération nationale ) , depuis de très longues
années , qui fait son « pouvoir » d’influence.
2/ Abdelkader Bensalah (Vie Politique – Homme politique) : Juriste
de formation, journaliste de profession (il fut directeur du quotidien
Ech Châab dans les années 70), Abdelkader Bensalah, 71 ans,
est président du Conseil de la nation depuis le 2 juillet
2002. Il avait remplacé Mohamed-Chérif Messaâdia,
décédé. Il avait été nommé ,
le 25 juin , membre du Conseil de la nation au titre du tiers présidentiel,
alors qu'il était déjà président de l'Apn (il
y avait été élu en tant que député Rnd
de la circonscription d'Oran).
Abdelkader Bensalah a été rapporteur
et porte-parole officiel de la Commission du dialogue national (Cdn) et
de la Conférence de l'entente nationale en janvier 1994.
En mai 1994, il avait été élu
président du Conseil national de transition. A.Bensalah , qui a
rejoint très jeune les rangs de l'Aln , a été décoré
de la Médaille de l'Aln et de celle du Mérite national. Il
a été également directeur de la Communication au ministère
des Affaires étrangères, et ambassadeur d'Algérie
en Arabie Saoudite.
- Jeudi 11 janvier 2007, il est reconduit dans ses fonctions à
l’unanimité , le Président de la République l’ayant
reconduit dans la liste du tiers présidentiel.
- En mai 2011, il est désigné par le Président
de la République pour diriger les consultations nationales (avec
les partis politiques et les personnalités nationales) sur
les réformes politiques, avec pour adjoints Mohamed Touati et Mohamed
- Salah Boughazi, conseillers de A. Bouteflika.
3 / Brahimi Lakhdar ( Relations internationales – Diplomate)
Début mai 2005, Lakhdar Brahimi, Ambassadeur (1971-1979), Secrétaire
général- adjoint de la Ligue des Etats arabes (1984-1991),Conseiller
diplomatique du président de la République de 1982 à
1984, ministre algérien des Affaires étrangères (1991-1992),
diplomate de l'Onu en tant que représentant personnel du Sg Koffi
Anan à partir de 1993 (date de sa retraite dans la diplomatie algérienne),
a été honoré du prix annuel "Khalil Jabran Spirit
of Humanity Awards" (institué en 1999), décerné par
la Fondation de l'Institut arabo-américain (Aaif), en reconnaissance
de son engagement et à son soutien pour la promotion de la coexistence
et le développement des valeurs humaines et culturelles.
Conseiller spécial du Sg de l'Onu, il a reçu,
début juillet 2004, la médaille Dag Hammarsjhold, du nom
de l'ancien Sg de l'Onu mort tragiquement en 1961 au Congo. Il a effectué,
aussi, un grand nombre de "missions impossibles" à travers le monde
Né en 1934 à El Azizia (Bouira), Lakhdar Brahimi, a quitté
ses études de droit, à Paris, en 1956, pour rejoindre le
Fln (il est membre fondateur de l'Ugema). Il n'a alors que 22 ans et il
est chargé de représenter la Révolution algérienne
à Djakarta, dans l'Indonésie dirigée par Soekarno.
Début décembre 2005, Lakhdar Brahimi
annonce qu'il a décidé de se retirer de la scène internationale
à la fin de l'année pour "prendre, à 71 ans, sa retraite".
Et, les rumeurs ont vite fait de le voir , alors, comme étant le
successeur de A. Bouteflika (malade) à la présidence de la
République, ce qu'il a totalement démenti……ou, en 2011, de
président du Conseil constitutionnel (fonction qu’il aurait refusé)
…..ou, bien plus.
Sa fille, journaliste, est l’épouse du jeune frère
de l’actuel Roi de Jordanie
4/ Cheikh Tahar Ait Aldjat (Vie religieuse - Penseur) : 94 ans
(né à Tamokra , en Kabylie, en 1917). Personnalité
religieuse au parcours exemplaire. Il a rejoint les rangs de l’ALN
dès le déclenchement de la guerre de libération, nationale,
et a combattu auprès du colonel Amirouche avant de rejoindre l’extérieur.
Enseignant de 1963 à 1978, année de sa retraite, il sera
imam et continuera jusqu’à ce jour, à enseigner dans les
mosquées . Il a , par ailleurs participé à la
reconstruction de la la zaouia de Tamokra (fondée en 1440
et détruite par l’armée coloniale en 1956).
Pour lui , ‘Aâlem malékite, ayant participé,
avec modération, au mouvement islamique du début des années
90, « l’apparition du salafisme en Algérie a divisé
la société . Auparavant , le peuple était uni . Il
suivait les préceptes de l’école malékite…J’ai toujours
pensé que des contenus étranges sont venus non seulement
de l’Occident, mais, aussi, de l’Orient dont le salafisme ».
5/ Ahlam Mostaghanemi (Culture – Littérature) :
Née le 13 avril 1953 à Tunis au sein d'une famille
algérienne originaire de Constantine ayant émigré
après les événements du 8 mai 1945, Ahlam Mostaghenemi
a suivi des études secondaires à Tunis, puis à Alger.
Jeune, déjà, elle anime
une émission radiophonique très appréciée,
Hamassat Littérature et mélodie). Licenciée
en Lettres arabes (Faculté d'Alger) en 1976 puis docteur en
sciences sociales du Maghreb à la Sorbonne (Paris) en 1982, elle
s'installe, par la suite , en 1994, à Beyrouth.
Son roman, Dhakirat El Djassad (Mémoire
de la chair), publié à Alger (à l'Enag en 1992)
, passe inaperçu...mais amorce sa célébrité
au Machreq . En 2010, il est adapté , par la télévision
d'Abu Dhabi et est diffusé partout sur les chaînes arabes
durant le Ramadhan 2010. (En Algérie aussi)
Un autre roman, paru à Beyrouth en 1997 ,
Fawdha al hawwass (Le désordre des sens) lui permet d'obtenir
le prix Nadjib Mahfoud. Le roman connaît un succès inégalé
dans le monde arabe et devient assez vite un best-seller, avec des dizaines
d'éditions en plusieurs langues.
Elle est mariée , depuis 1997, à Georges
Rassi, un publiciste libanais
6/ Lotfi Double Canon (Culture - Musique) : 36 ans en 2011 (né
à Annaba), Rappeur. Géologue de profession, Lotfi double
Kanon, Lotfi Belamri de son vrai nom, produit des textes qui
racontent les problèmes quotidiens des jeunes, le foisonnement de
la vie urbaine et la solitude des milieux ruraux. Il fustige autant le
pouvoir que les moudjahidine, les laïcs que les intégristes,
les corrompus que les corrupteurs. Prolifique (il a sorti plus de dix albums
en dix ans), et auteur à succès, Lotfi est le seul rappeur
qui s'écoute en famille. Ses colères sont saines et son enthousiasme
contagieux. Il est très rarement présent sur les plateaux
de la télévision nationale. En 2011, durant le Ramadhan
(août) , il présente une courte émission mi prêche
- mi critique sociale (Allah Yehdihoum) , tous les soirs, sur
Beur TV (un projet présenté à Télé Coran
de l'ENTV ....qui l'avait refusé. Il s’était fait remarquer,
un jour , en s’en prenant violemment au Dg de l’ENTV de l’époque,
HHC, lors d’une conférence de presse, l’accusant de favoritisme…entre
autres ) . Il a été, aussi , acteur de théâtre.
Il consacre énormément de son temps aux à des activités
caritatives.
En 2011, ses concerts , Guelma, Batna, Sétif
, Annaba , à Tizi Ouzou...... ont littéralement "explosé"
les milliers de fans;...et cela a , d'ailleurs, donné bien du souci
aux forces de sécurité .
7/ Annie Steiner, née Fioro (Histoire - Moudjahida) : -
Elle avait alors 28 ans quand elle fut arrêtée par la
police coloniale, en février 1956. Native de Marengo (Hadjout aujourd'hui),
issue d'une famille aisée de pieds-noirs depuis trois générations,
sans être militante de parti, ou d'une quelconque organisation, elle
opte pour " l'Algérie Algérienne " en s'engageant dans les
réseaux clandestins du FLN. Elle était militante de la zone
autonome dans le réseau Alger-Sahel, celui même dans lequel
était affectée Hassiba Ben Bouali. Elle sera reniée,
comme bien d'autres Algériens d'origine européenne, par la
famille et les amis qui la considéraient comme " traître ".
Alors qu'elle était en prison (condamnée à la réclusion
" criminelle " par le tribunal des forces armées d'Alger), son époux
demandera le divorce …et, plus tard, la garde de ses deux fillettes lui
sera retirée. En prison (El Harrach et ailleurs), elle découvre
une autre famille, celle de ses co-détenues. Juriste (licenciée
de la faculté de droit d'Alger), elle ne laisse aucun répit
à l'Administration pénitentiaire pour faire reconnaître
le statut de détenues politiques aux militantes du FLN emprisonnées.
Au lendemain de l'indépendance, on la retrouve
autour de Mohamed Bedjaoui, assumant la lourde tâche de réorganiser
la nouvelle administration après le départ de l'encadrement
français. Haut fonctionnaire au secrétariat général
du gouvernement, elle contribuera, jusqu'à sa retraite en 1991,
à la formation de dizaines de cadres de la Fonction publique algérienne.
Femme de conviction, femme d'action et de réflexion,
poétesse aussi, elle reste, à plus de 80 ans (en 2007) toujours
présente, tout particulièrement au sein des associations.
Et, elle n'a jamais quitté l'Algérie. Comme elle n'a jamais
demandé la double nationalité.
En septembre 2011, Les Amis de Abdelhamid Benzine
(Association) ont publié un ouvrage (sous forme d'interview menée
par la journaliste Hafida Ameyar, et avec un avant-propos de Ahmed Ancer)
un ouvrage "La Moudjahida Annie Fioro-Steiner . Une vie pour l'Algérie"
(190 pages).
Un ouvrage qui a connu un large succès
et, lors des séances de dédicaces, une foule de jeunes l’avait
interrogé
8/ Reda Hamiani (Economie -Entrepreneur) : - 66 ans (né
le 4 mai 1944 à Mostaganem). Economiste de formation, il est le
président du Forum des chefs d'entreprises (FCE) depuis février
2007. À la tête d'une entreprise de textiles depuis 1962,
les Hamiani ont résisté aux vagues de nationalisations qui
ont touché les unités industrielles privées lors des
deux premières décennies de l'Algérie indépendante.
Leurs produits de marque Redman sont très appréciés
en Algérie et à l'étranger...et ils ont diversifié
leurs activités dans de nouveaux créneaux porteurs tels l'agroalimentaire,
les télécommunications, et l'hôtellerie.
En 1994-1995, après avoir assuré la
présidence d'un organisation patronale, la CAP, créée
en 1989, il devient, dans le gouvernement Mokdad Sifi, ministre de la
PME (après avoir été ministre délégué
dans les gouvernements Belaid Abdeslam et Redha Malek) . À la tête
du patronat algérien , il participe à tous les débats
portant sur l'avenir économique du pays.Sa soeur est Soraya Rahim,
une femme d'affaires influente.
Le 27 mai 2009, Reda Hamiani est réélu
président du FCE (par 130 voix contre 59 pour Slim Othmani de NCA,
Rouiba). Et, le jeudi 17 novembre 2011 , il est réélu pour
un troisième mandat, l’emportant, cette-fois-çi, largement,
devant Mohamed Bairi (97 voix contre 63)
9/ Babès Mohamed Seghir ( Société - Cnes)
: 68 ans, diplômé es-sciences politiques , cadre d’administration
centrale, secrétaire général au ministère de
la Protection sociale avec Z’hor Ounissi alors première femme ministre,
président du Fonds de participation Services, délégué
à la Réforme économique, il devient ministre de la
Santé et de la Population dans les gouvernements Belaid Abdeslam
et Reda Malek , de Juillet 1992 à Avril 1994. Ayant disparu de la
scène politique nationale durant quelques années, il
y revient avec l’arrivée à la présidence de la République
de Abdelaziz Bouteflika (il est membre du staff de campagne, avec Abdelaziz
Ziari, entre autres) ….qui le place à la tête du Conseil national
économique et social (Cnes) après la « démission
» de Mohamed Salah Mentouri , jugé alors peu conciliant et
trop critique.
Le Cnes devient , peu à peu, une sorte de
« bureau d’études » de la présidence de la République
(qui n’a d’ailleurs pas renouvelé les membres qui devaient l’être)
fonctionnant avec des « commissions ad hoc » .
En 2011, une grande opération a lieu , menée
de main de maître et au « pas de charge » par le président
du Cnes lui-même, , en parallèle avec le projet de réformes
politiques initié par le président ce la République
: des consultations locales (par wilaya) puis régionales (par grands
groupes de wilayas), enfin nationale …avec les élus locaux , les
autorités locales et les représentants de la société
civile…sur « le développement local ». Un certain succès
! ne serait-ce qu’au niveau de la mobilisation et de la collecte
d’informations.
10/ Aourag Hafid (Recherche scientifique - Haut fonctionnaire) :
Directeur général de la Recherche scientifique et du
Développement technologique au ministère de l'Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique depuis 1998. Il gère
un budget de 100 milliards de dinars (programme à projection
quinquennale ) , 30 000 chercheurs ,14 plans nationaux de recherche et
plus de 100 actions à exécuter en 2009.
11/ Hamidechi Boubekeur (Communication – Journalisme ) :
65 ans en 2011 (ou plus) et 45 ans de presse , Hamidechi Boubekeur, né
à Constantine , est le parfait journaliste autodidacte, formé
"sur le tas". Il est vrai que sa formation d'Instit' l' a beaucoup à
maîtriser la langue française....et ses chroniques restent,
même en cas de désaccord sur le fond, un délice dans
leur forme.
Il a débuté à An Nasr (Constantine)
où il a côtoyé Malek Haddad et Kateb Yacine dans la
rubrique culturelle du journal, puis a continué son chemin à
El Hadef, l'hebdomadaire sportif. Il a même créé son
propre journal, Les Nouvelle des l'Est (qui a cessé sa parution
en 1992). Il a fait l' Aps, El Watan, Le Matin...et, enfin Le Soir d'Algérie
pour une chronique hebdomadaire paraissant tous les samedis.
Une chronique, écrite dans une langue sublime décryptant
à distance les "querelles du sérail", très attendue
...par tous.
Franchement à gauche, très engagé
socialement , démocrate jusqu'au bout de sa plume, son style
et analyses ne laisse personne insensible. C'est pour cela (et aussi pour
son humilité) qu'il accumule les Prix , "pour l'ensemble de son
oeuvre" (celui des Amis de Abdelhamid Benzine puis, en 2011, le prix honorifique
Omar Ourtilane).
En octobre 2011, il publie ses "Lettres de province"
chez Arcanes Editions, recueil de ses chroniques (430 pages) , classées
depuis 2004 et qui restitue le climat politique du pays.
12 / Asma Guenifi (Société – Communauté nationale
à l’étranger) : - Asma Guenifi, secrétaire générale
de l’association Ni Putes Ni Soumises (NPNS), est élue dimanche
11 novembre 2011, présidente de l'association réunie en congrès
à Dourdan Essonne)
Assia Guenifi succède à Sihem
Habchi, qui ne s'est pas représentée après un mandat
de quatre ans.
Fondatrice de l’Association des femmes euro-méditerranéennes
contre les intégrismes (Afemci), Asma Guenifi, une mère de
famille de 36 ans résidant à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis),
est une militante anti-intégriste qui s'est jetée dans ce
combat après l'assassinat de son frère en 1994 par des islamistes
à Alger.
Arrivée en France après ce drame,
elle crée l'association Hichem, du nom de son frère assassiné
(son père st un réalisateur de cinéma algérien).
Avec de "jeunes exilés", elle parcourt l'Hexagone pour sensibiliser
les Français aux dangers de l'intégrisme.
Assia Guenifi a obtenu 67 voix contre 30 pour sa
concurrente Djamila Alla, présidente de NPNS Gironde-Aquitaine.
L'association été créé en 2003 après
le meurtre de la jeune Sohane Benziane, brûlée vive dans la
cave d'une cité de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) par son "copain"
jaloux.
Le nom volontairement provocateur de Ni Putes Ni
Soumises se voulait un "cri de colère" contre le machisme et les
violences faites aux filles dans les quartiers populaires.
L'association, très influente dans les médias
et auprès des dirigeants politiques, revendique une part active
dans l'élaboration des lois sur le voile intégral ou le mariage
forcé. Depuis 2007, elle a obtenu un statut consultatif auprès
de l'ONU.
Fortement contestée en interne, la présidente
sortante a choisi de ne pas se représenter. Sihem Habchi, qui avait
succédé à la fondatrice Fadela Amara en juin 2007
lorsque celle-ci avait été nommée secrétaire
d'Etat, a connu une fin de mandat difficile.
En octobre, elle a affronté une grève
de deux semaines de la quasi-totalité des salariés, critiquant
son caractère et sa gestion. Elle a déposé plainte
pour diffamation après une série d'articles inspirés
par un courriel anonyme.
A sa création, NPNS était proche du
PS. L'entrée de Fadela Amara au gouvernement avait provoqué
une scission au sein de l'association, avec la démission de près
de la moitié des comités locaux et le départ de la
co-fondatrice Safia Lebdi. Les démissionnaires ont fondé
Les Insoumis-es.
13 / Djabi Nacer (Enseignement supérieur – Chercheur) : 56
ans (né le 18 octobre 1955 à M'Doukal, wilaya de Batna),
sociologue . Professeur au département de Sociologie de l'Université
d'Alger, chercheur au Centre de recherche en économie appliquée
pour le développement (CREAD), il est aussi l'auteur de plusieurs
ouvrages sur les mouvements sociaux et politiques et le syndicalisme .
Bon bilingue (arabe-français), d'une très grande disponibilité
et d'un grande ouverture d'esprit, il participe à plusieurs émissions
de radio et écrit souvent dans la presse écrite. Il est l'auteur
de plusieurs ouvrages dont le tout dernier ( 2011) , Al Wazir Al Djazairi,
Oussoul wa Massarat, portraits de 150 ministres (notamment 18 femmes sur
les 20 ministres femmes qu'a eues l'Algérie). Il a précisé
qu'en Algérie, on ne connaît pas ceux qui nous gouvernent.
Par exemple, « ce n'est qu'après sa mort que nous avons connu
le vrai nom de Boumediène".
14/ Kerbadj Mahfoudh (Sports – Manager) : Il a fait carrière
dans la presse écrite en tant qu’administrateur et il dirige l’Imprimerie
officielle depuis près de deux décennies. Originaire de Jijel,
amoureux de football, il prend les rênes du CR Belouizdad
(ex- Belcourt) qu’il arrive à sauver des effets des crises (surtout
organisationnelles et de gestion) connues par le football de haut niveau
dans les années 2000. D’ailleurs, dès sa première
saison, Il décroche la Coupe d’Algérie 2004 contre le CABBA,
, chose qui n’était plus arrivée depuis 1995 au club .C’est
donc, logiquement , qu’il est élu , par ses pairs, le 3 juillet
2011, comme premier président de la Ligue professionnelle de football
qui a commencé cette saison sportive 2011 – 2012.
Soutenu par le président de la FAF, proche
du milieu de la communication dont il est issu, ayant le sens des relations
humaines sereines, tout particulièrement dans un milieu de plus
en plus rongé par l’argent..et face à un port-roi connaissant
des hauts et des bas en des laps de temps assez courts, sous le regard
plus que critique des supporters , il est tout de même arrivé
à traverser bien des écueils.
15/ Slimane Benaissa (Culture – Théâtre) : , Slimane
Benaissa est celui qui a créé, en 1978, la première
compagnie indépendante de théâtre en Algérie.
Il a été, aussi, directeur du théâtre régional
de Annaba (1977) puis, en 1979, sous-directeur du théâtre
au ministère de l'Information et de la Culture (avec Reda Malek
comme ministre, et en compagnie de Rachid Boudjedra, de Mohammed Khadda,
de Mohamed Saidi et de Noureddine Abba).
Après 20 ans d'activité théâtrale
en Algérie, il est obligé, à cause du terrorisme,
de s'exiler en France en février 1993. Depuis, il ne cesse d'accumuler
les succès en France et à l'étranger. Slimane Benaissa,
issu d’une famille de Guelma ayant longtemps vécu à
Annaba (une ville ouverte sur la Méditerranée), excellent
bilingue (arabe et français, en plus du mozabite), maîtrise
l'arabe parlé à la perfection et c'est ce qui a fait ses
premiers immenses succès avec Boualem Zid El Goudem (1967) et Babor
Ghraq (1978), entre autres. Il est l'auteur (et aussi l'acteur quand il
le faut) de plusieurs pièces de théâtres (El Maghrour,
Youm El Djemâa, Rak Khouya ouana Chkoun….), de plusieurs scénarii
de films et de cinq romans (dont Les Fils de l'amertume , Prophètes
sans Dieu, Mémoires à la dérive, Ailleurs,
ailleurs. Le tout dernier, Les colères du silence , paru
en 2005, parle de la France de l'exil et d' un peuple trahi, brisé
par une élite affairiste.
Mercredi 16 novembre 2005, après plus
de dix années d'exil, Slimane Benaissa est revenu , pour la première
fois, au pays, avec une conférence de presse au Centre de presse
d'El Moudjahid. Pour lui, "il veut construire son retour".
Depuis 1993, Slimane Benaissa a créé
, en France, plusieurs autres pièces de théâtre
Mi- 2010, Alger, il enregistre sa pièce, créée en
France en 1994, pour la seule télévision algérienne,
Conseil de discipline, tout en préparant une autre pièce,
Rahat Larouah.
En 2010, il campe, avec brio, le personnage de Messali
Hadj, le leader nationaliste algérien des années 50,
dans le film long-métrage Ben Boulaid du réalisateur Ahmed
Rachedi, film diffusé aussi, en feuilleton, à la télévision
durant le mois de ramadhan.
En 2011, et à partir de mai , Silimane Benaissa
présente son nouveau spectacle El Moudja Wellat (le retour de la
vague) à travers l'Algérie. Un monologue qui se veut un double
bilan – critique et à l’humour « assassin » -
sur la situation politique du pays, tout en chantant la liberté,
le patriotisme, l'amour, l'immigration, le politique. " Un regard sur l'Algérie,
région par région, période par période jusqu'à
ce jour …… ». Un succès fou ! |